jeudi 11 avril 2013

Elle roupillent, nos sœurs de parité ?



Mais elles sont passées où, nos petites sœurs de parité ? Quelle aphonitude a brusquement frappé les Femen (and women) ? Les femmes à barbe réunies en collectif ? Les pourfendeuses de plafond de verre ? Les enfants de mari pré-émancipées ? Les indigné-e-s et les pas-content-e-s ? Le hasard leur apportait sur un plateau de balance égalitaire une magnifique occasion de célébrer l'une des leurs, en la personne de Margaret Thatcher, le plus brillant chef d'État européen du dernier quart du XXe siècle, eh bien, non, elle se taisent. Pas un hommage à ce génie politique ; le silence ; quand ce ne sont pas les petits crachats sur les chevilles – à hauteur de postillonneuses, donc.

Il est vrai que, à y regarder de plus près, la vie et le destin de Mme Thatcher ne furent peut-être pas de si bons exemples, pour nos gentilles égalitarées : dans la mesure où elle valait au moins 15 Sarkozy et 38 Hollande (sommes évaluées en “présidents constants”), elle établissait à elle seule la parité lors de n'importe quel sommet européen, ou dans ses gouvernements successifs, ou au Parlement britannique, etc., quand bien même il ne s'y serait trouvé que des hommes. La preuve : une fois sur deux, au moins, c'est elle qui gagnait à la fin du cinquième acte. 

Réaliser la parité parfaite dans nos différentes “ferme-célébrités” politiques ou sociétales ne semble pas une tâche si insurmontable. Encore faut-il que tous les petits personnages qui s'y agitent aient rigoureusement la même taille. C'est à peu près le cas aujourd'hui : Margaret a bien fait de s'en aller.

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