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jeudi 11 avril 2013

Les expériences de cuisine!

Je joue dans la cuisine d'aujourd'hui. Mes camarades sont quelques bons acides organiques citrons et un jeu de piment rouge agréable et surtout un jeu décent de sucre! M'a jeté dans un amer citron / piment de la confiture et puissant est enthousiasmé par le résultat! Si rien d'autre, les couleurs et les odeurs incroyable!




En outre, il est le ressort qui est juste autour du coin! Regardez ce que j'ai trouvé aujourd'hui!


mardi 2 avril 2013

L’infrastructure de charge se met en place, lentement mais sûrement



J’ai assisté à Nice à la seconde édition des Assises Nationales de Charge*, un évènement que je suivais pour le compte d’un de mes clients (EDF pour ne pas le nommer, pour qui je rédige une newsletter sur la mobilité électrique) et qui m’a permis de croiser les acteurs clés de la recharge. Ces assises tombaient à point nommé, au moment où l’Europe fait part de son ambition d’installer 800 000 bornes à l’horizon 2020 - avec un standard, la prise de type 2, qui n'est pas la solution retenue par la France - et au moment où, chez nous, la mission Hirtzman sur le déploiement des infrastructures de charge pour véhicules 
électriques et hybrides rechargeables présente un premier bilan d’étape.


 
C’était intéressant de voir Philippe Hirtzman, l’ingénieur des Mines (et président de l’INERIS) désigné par Arnaud Montebourg et Delphine Batho pour coordonner le déploiement des bornes de recharge en France. Ce serviteur de l’Etat n’a pas sa langue dans la poche. Ce que je retiens de nos échanges, c’est qu’un fonds de 50 millions d’euros en principe dédié aux bornes (et qui n’avait pas servi) a été débloqué et qu’il servira à la fois pour les collectivités et le secteur privé (centres commerciaux, restauration…). Autre levier : les opérateurs de l’Etat, les ministères, les préfectures sont obligés d’acheter des véhicules électrifiés au moment du renouvellement du parc (25 %, voire 100 % quand il s’agit de véhicules urbains). De plus, les lieux accueillant du public doivent également investir dans des bornes de recharge avant juillet 2013. L’objectif est d’arriver à 30 000 stations de charge en 2015 et un volume de 150 000 véhicules électriques et hybrides rechargeables. Des chiffres plus raisonnables par rapport aux promesses de Jean-Louis Borloo…


En ce qui concerne les collectivités, il faut bien distinguer les grands ensembles et les petites villes. Ainsi, on a appris que Paris – qui abrite 500 stations sur les 700 en service d’Autolib’ – voulait faire installer 700 bornes de plus en usage public (et à un tarif attractif) pour inciter à l’usage des véhicules électriques. Autre projet ambitieux : celui de la région Nord Pas de Calais qui se fixe un objectif de 10 000 véhicules en 2015 et de 1250 bornes (dont 17 de recharge rapide). On pourrait citer les cas de Lyon et de Rouen, mais il faut savoir qu’il y a beaucoup de demandes en milieu rural (300 bornes en Indre-et-Loire), avec des départements comme la Vendée et les Deux Sèvres par exemple.


Pour sa part, Nissan continue de fournir des bornes de recharge rapide pour créer des corridors. C’est déjà le cas par exemple en Alsace. A ce jour, plus de 600 stations sont déployées en Europe, dont 140 pour la seule Estonie. Les autres pays en pointe sont les Pays-Bas et le Danemark. En France, il y a un peu plus de 80 bornes (réseau de concessionnaires inclus). Mais, la marque japonaise se fixe un objectif de 500 bornes rapides d’ici 2015 dans l'hexagone.


Et EDF dans tout cela ? En charge de l'acheminement du courant électrique, ERDF anticipe un fort développement du véhicule électrique dans les 10 ans à venir et développe des solutions pour optimiser le réseau. Quant à la direction de la mobilité électrique de l’opérateur national, elle joue un rôle de conseil auprès des collectivités et des entreprises, avec une réflexion qui prend également en compte le véhicule partagé. EDF est notamment impliqué dans Auto Bleue, la vitrine régionale de l'autopartage électrique avec une extension à 210 voitures et 70 stations de charge.

*Organisées par l'AVEM (Association pour l'avenir du Véhicule Electrique Méditerranéen)

Les avantages de la 4 G selon Audi


Comme d'autres constructeurs, Audi attend avec impatience la montée en puissance de la 4 G (ou LTE) qui commence à se mettre en place en France. La marque aux anneaux, qui a déjà testé le réseau à bord de prototypes, estime que le très haut débit mobile va doper l'usage de ses services Audi Connect. Voici quels sont les principaux avantages attendus :
- La possibilité de partager la connexion à bord avec 8 appareils (reliés en Wi Fi)
- Un chargement plus rapide des images de Google Earth et de Google Street View dans le système de navigation
- Un rafraîchissement plus rapide des prévisions météo
- L'écoute de web radios sans temps de latence
- Un accès facile à la musique issue du Net pendant la conduite
- Un accès on line et sans temps de chargement à des vidéos, des films et à des galeries de photos
- Une communication sans rupture, y compris pour de la visio conférence à bord
- L'accès aux réseaux sociaux avec lecture audio des messages
- Un accès encore plus rapide à l'information trafic

Carburants de substitution : le plan de l'Europe pour 2020


On a beaucoup commenté la proposition de la Commission Européenne de développer l'infrastructure de recharge avec un objectif de 800 000 points de charge publics d'ici 2020. C'est évidemment un signe fort pour le développement de la voiture électrique. Mais, la directive sur les carburants de substitution dresse un cadre bien plus large et vise à développer d'autres énergies, dont par exemple le gaz naturel et même l'hydrogène en garantissant l'implantation de stations de remplissage sur l'ensemble du continent. Pour l'Europe, la solution ne se limite pas à un seul carburant.

En ce qui concerne le véhicule électrique, ou électrifié, Bruxelles estime qu'il devrait y avoir 8 à 9 millions de véhicules en circulation d'ici 2020. Cela me paraît très optimiste. Quoi qu'il en soit, la directive fixe un seuil de points de charge à chaque Etat membre de l'Union, avec pour contrainte d'avoir 10 % de bornes ouvertes au public. Le seuil est par exemple de 969 000 points de charge au total dans l'hexagone. L'idée est d'inciter chaque pays des 27 à se doter d'un plan sur l'électrification, comme l'ont déjà fait par exemple la France et l'Allemagne. Au total, l'Europe disposera de 8 millions de points de charge pour un budget de 7,9 milliards d'euros.


Toujours à propos de l'électrique, la Commission a fait le choix de retenir comme standard la prise de type 2 (type Mennekes et d'origine allemande). Un choix ratifié par tous les constructeurs et les Etats membres, à l'exception de la France qui défendait l'exception de la prise 3. D'ici fin 2015, les bornes de charge lente devront donc être compatibles (avec un léger rétrofit que savent faire les fabricants). La date a été repoussée à fin 2017 pour les bornes de charge rapide. L'Europe a choisi la norme Combo 2 (défendue par les constructeurs européens et américains), ce qui fragilise les japonais qui avaient jusqu'ici pris tout le monde de vitesse avec leur norme CHAdeMO.


L'autre nouvelle à retenir est que Bruxelles veut aussi développer l'hydrogène. Et cette fois, la France ne pourra pas y couper. Prenant acte du développement de la technologie de la pile à combustible et de la nécessité absolue d'une infrastructure de ravitaillement - que mettent déjà en place certains pays comme l'Allemagne et la Scandinavie - l'Europe impose des stations tous les 300 km. Le plan prévoit un réseau de 77 points de ravitaillement pour une enveloppe de 123 millions d'euros. De cette façon, on pourra circuler d'un bout à l'autre du continent sans rupture. Les experts prévoient une réduction des coûts au même niveau qu'une voiture essence ou diesel à l'horizon 2025.


Le gaz naturel est l'autre carburant de référence défendu par la Commission. Laquelle fixe un objectif d'une station tous les 150 km pour le gaz naturel comprimé et tous les 400 km pour le gaz naturel liquéfié à destination des poids lourds. Bruxelles précise que le gaz peut être obtenu à partir de déchets ou de la biomasse (bio méthane).


On remarquera au passage que le GPL fait aussi partie du bouquet d'énergies alternatives. A ce jour, on dénombre 28 000 points de ravitaillement et ce carburant alimente 9 millions de voitures en Europe. Toutefois, même si on envisage à l'avenir de le produire à partir de la biomasse, le GPL devrait rester un marché de niche.


La directive prévoit enfin le développement des biocarburants. La Commission souhaite concentrer les aides sur les carburants avancés, obtenus à partir de biomasse ligno-cellulosique, de résidus, de déchets et de biomasse non alimentaire comme par exemple les algues. A l'avenir, il n'y aura pas à choisir entre manger et rouler.


Au final, la directive européenne souhaite créer les conditions d'un développement réel des énergies alternatives, prenant acte du fait que les technologies sont prêtes et qu'il faut les accompagner sur le marché grâce à un réseau de distribution.

Un premier bilan de la Nissan Leaf au bout de deux ans



Alors que la Zoé s'apprête à arpenter le bitume dans quelques semaines, sa cousine la Nissan Leaf vient de passer le cap des 50 000 exemplaires. C'est sans doute moins que prévu, d'autant que ce chiffre a été atteint en deux ans. Mais, ce n'est pas si mal, si on compare les ventes de ce seul modèle aux 16 000 vendus en 2012 par Renault avec 3 véhicules (essentiellement en Europe, c'est vrai). D'autre part, ce modèle reste le plus vendu au monde à ce jour. Alors, que retenir de la Leaf ?

Nissan, qui suit à distance toutes ses voitures électriques - grâce au système embarqué Carwings basé sur les satellites - nous apprend que ses clients à travers le monde ont couvert une distance totale de plus de 260 millions de km, supérieure à la distance entre la Terre et le soleil. Le record est détenu par un japonais, qui totalise déjà 175 000 km en deux ans.
Si la voiture marche bien au Japon et aux USA (650 exemplaires vendus en janvier), c'est moins le cas en Europe, on ne recense pour le moment que 7000 voitures dans 17 pays européens. Le plus assidu est un espagnol, qui a déjà accumulé plus de 43 000 km en un an. C'est bien la preuve que la voiture électrique a de l'endurance et qu'elle incite à rouler (en raison de son faible coût d'utilisation).


2013 sera une année charnière avec l'arrivée d'une nouvelle version plus légère et plus performante. La Leaf sera aussi moins chère, car elle va être fabriquée en Angleterre à Sunderland (de même que ses batteries).


Pour rassurer ses clients, Nissan se mobilise en fournissant des bornes de recharge rapide, qui sont ensuite installées par les collectivités et des partenaires. On compte à ce jour en Europe plus de 600 bornes de type CHAdeMO (sur plus de 2000 dans le monde), un nombre qui va doubler encore cette année. Les plans sont de créer des corridors, de façon à ce que les clients de Leaf (et d'autres) puissent récupérer 80 % de la charge en une demi-heure).

Une 208 hybride "de compétition" au salon de Genève !


Souvent critiqué pour ses choix en faveur du diesel et de l'hybride diesel, PSA étoffe son panel de motorisations avec de hybride essence. Ainsi, au salon de Genève, le groupe présentera deux véhicules avec sa technologie révolutionnaire Hybrid Air : une Citroën C3 VTi 82 et une Peugeot 2008. Mais, ce ne sera pas la seule surprise. Peugeot annonce en effet la présence du projet 208 HYbrid FE*, réalisé en partenariat avec Total**. Les deux entreprises ont uni leur savoir-faire pour mettre au point un véhicule qui n’émettra que 49 g/km de CO2 - soit deux fois moins que la 208 1.0 L VTi 68 ch de série - mais avec les mêmes performances que la 208 GTi (de 0 à 100 km/h en 8 secondes).
Ce résultat est extraordinaire, car il atteint la valeur de certains hybrides plug in (comme la Toyota Prius), alors que ce n'est pas une technologie rechargeable. En vérité, il s’agit d’un concept extrême, avec une aérodynamique optimisée (un Cx retravaillé), une masse réduite de 200 kg (grâce à l’emploi massif de matériaux composites et de polycarbonates), et une chaîne de traction hybride inspirée de la compétition. Cette dernière associe un 3 cylindres essence (gestion thermique et cycle de combustion spécifiques, réduction des frottements, masse réduite de l’attelage mobile et de la culasse) et sa boîte pilotée à une machine électrique et une batterie issues de l’expérience de l’Endurance, avec des lubrifiants moteur spécifiques développés par Total Lubrifiants. De plus, la 208 HYbrid FE recevra en avant-première des liaisons au sol composites tandis que des pneumatiques et des jantes spécifiques réduiront la résistance au roulement.
Ce concept illustre le partenariat technologique renouvelé avec Total. Mais, Peugeot entend utiliser les briques technologiques élémentaires dans ses véhicules de demain.
Les différentes étapes de ce projet seront dévoilées et pourront être suivies à compter du 5 mars sur www.mission49-8.com.

*FE pour Fuel Economy et Fun & Emotion
**Les partenaires sont Peugeot, la Direction de la Recherche et des Technologies Avancées du groupe PSA, le groupe Total et plusieurs de ses entités (Total Lubrifiants, Hutchinson, CCP Composites, Total Global Polymers), coordonnées par Peugeot Sport.

Une météo routière de pointe avec V Traffic


Mediamobile intègre à son offre V-Traffic un nouveau service baptisé Météo Routière. Grâce à ce service, conçu en partenariat avec Météo-France, les usagers de la route peuvent désormais connaître de manière très précise et en temps réel les perturbations météo pouvant impacter leurs conditions de circulation. Les prévisions sont classées par type de phénomène : neige, forte pluie, pluie verglaçante, grêle, orage, fortes rafales de vent ou faible visibilité.
Mediamobile intègre et adapte les prévisions météorologiques pointues fournies par Météo-France sur l'ensemble du réseau routier français. Pour cela, il s'appuie sur des points de mesure géolocalisés répartis tous les 5 kilomètres sur plus de 120.000 kilomètres de routes.
Le service Météo Routière se déclenche seulement lorsqu'un de ces phénomènes risque de perturber la circulation. Les experts V-Traffic se chargent en effet d'analyser les multiples données en provenance de Météo-France, et avertissent ses utilisateurs uniquement si celles-ci sont susceptibles d'avoir un impact notable sur la circulation. "Selon le type de route ou de densité de trafic, le changement soudain des conditions météo peut entraîner une chute de la vitesse de circulation allant jusqu'à 50%, voire plus, » précise Philippe Goudal, Directeur de l'Innovation de Mediamobile. Nos informations aideront le conducteur sur le choix de la route à emprunter, et l'amèneront naturellement à conduire avec plus de prudence".
La météo routière est disponible sur l'application iPhone My V-Traffic Premium.

Mitsubishi veut garder une longueur d'avance sur l'électrification


La marque japonaise devrait faire sensation au salon de Genève avec un concept baptisé CA-MiEV qui préfigure une nouvelle génération de véhicule électrique compact. Présenté comme une véritable vitrine des technologies que Mitsubishi envisage d'introduire à moyen et long termes dans sa gamme, il revendique une autonomie de 300 km. Un rayon d'action qui s'explique par des batteries haute densité, des composants électriques de nouvelle génération, des matériaux allégés et une aérodynamique évoluée. Autant d'atouts qui, combinés à une recharge par induction et des fonctions activées par smartphone, pourraient menacer la suprématie de la Nissan Leaf.

Ce modèle capitalise sur l'expertise acquise avec l'i-MiEV depuis son lancement en 2009. Il est bon de rappeler que le constructeur japonais a été le premier à sortir un véhicule de série avec des batteries lithium-ion. Mitsubishi, qui bénéficie d'un certain savoir-faire au niveau du groupe, entend aujourd'hui emmener les véhicules tout électriques en dehors des villes. Le constructeur se fixe pour objectif d'avoir 20 % de véhicules électriques dans sa gamme d'ici 2020.


En attendant, la technologie dérivée de la i-MiEV se décline dans l'hybride rechargeable. Le salon de Genève sera aussi l'occasion de voir la version de série de l'Outlander PHEV avec son innovante architecture « duale ». Conçu dès le départ pour accueillir soit un moteur à combustion interne, soit un groupe propulseur hybride rechargeable, ce SUV devrait limiter ses émissions de CO2 à 44 g (1,9 L/100 km) avec une autonomie en mode tout électrique de 52 km.


Autre surprise de ce salon de Genève : la présence d'un pick up hybride. Le GR-HEV combine un moteur électrique avec le moteur thermique de façon à limiter les émissions de CO2 à 149 g, tout en proposant une transmission intégrale.
La vision de Mitsubishi est claire : proposer une véritable gamme de véhicules électrifiés, de la citadine au 4X4, avec des composants électriques adaptés.

Quelle sera l'application pour smartphone de demain : un concours lancé par Citroën


Depuis l’ouverture des Citroën Créative Awards, le 17 décembre dernier, plus de 570 candidats de 95 pays, ont répondu à l’appel qui consiste à imaginer une application pour smartphone innovante pour faciliter la conduite et la vie des automobilistes de demain.
Parmi les projets reçus, plusieurs thèmes se dégagent comme la communication entre véhicules, le co-pilote virtuel, la synchronisation de listes musicales à partir des réseaux sociaux, la surveillance des enfants à bord…

Voir la vidéo :

 

Après une première sélection, les 59 meilleurs projets sont désormais soumis aux votes des internautes afin de décerner le prix du public le 4 mars prochain. Les 7 membres du jury* étudient quant à eux méticuleusement chacun de ses projets innovants pour élire les trois talents qui auront su faire preuve de créativité et d’audace.
Lien : http://www.citroencreativeawards.com/fr

*Composition du jury :
Jean-Marc Tasseto, Directeur de Google France
Xavier Degon et Antonin Guy, Aventuriers de l’Odyssée Électrique
Liu De, cofondateur et directeur du design de la société de téléphonie mobile Xiaomi Corp (juré chinois)
Luke Peters, Editeur en chef du magazine T3 (juré anglais)
Karine Israel, CEO de la société de développement de nouvelles technologies Ydreams de São Paulo (jurée brésilienne)
Jean-Marc Finot, Directeur de l’innovation PSA Peugeot Citroën
Arnaud de Lamothe, Directeur Marketing Citroën

BMW va proposer un éclairage qui cible les animaux


Après les phares à LED qui flashent les piétons, le constructeur bavarois étend son savoir-faire aux animaux. Dès l’été prochain, le système Night Vision sera enrichi d’une fonction spécifique de repérage des animaux échappant au cône lumineux des phares. Pour ce faire, la marque va s'appuyer sur une version encore plus puissante de caméra thermique infrarouge, intégrée aux naseaux BMW. Grâce à la chaleur dégagée par les objets, elle reconnaît s’il s’agit d’un homme ou d’un animal, alors que la voiture est encore distante d’une centaine de mètres. Lorsque, après avoir repéré un animal, BMW Night Vision conclut à un risque de collision, une image vidéo s’affiche en temps réel sur l’écran de contrôle pour avertir le conducteur, comme pour le repérage d’une personne. C'est ainsi qu'un pictogramme, symbolisant un cerf, s’affichera sur le combiné d’instruments et sur l’affichage tête haute HD.
Pour l'anecdote, on verra le cerf sautant à gauche ou à droite en fonction de la situation. De plus, les Dynamic Light Spots (phares à LED intelligents) se mettront à envoyer des rayons lumineux ciblés sur l’animal (gibier, vaches ou chevaux), jusqu’à ce qu’il entre dans le rayon d’action du cône lumineux des feux de croisement. En cas de danger imminent, si le conducteur n’adapte pas son comportement au volant à la situation critique, un signal sonore est émis par le système de bord. En même temps, le système de freinage est préconditionné, afin de raccourcir la distance d’arrêt en cas de freinage d’urgence.

Le Nogaro Track (NTK) : un système de géopositionnement unique en France


J'ai déjà parlé sur ce blog du Nogaropole, ce projet du conseil général du Gers qui a consisté à développer une structure dédiée à la mise au point des véhicules de demain sur le circuit de Nogaro. Les outils sont le centre d'essais (pour la dynamique des véhicules et les systèmes embarqués), des simulateurs (simulateur avec pilotage virtuel et simulateur dynamique) et un système de géopositionnement unique en son genre. C'est de ce dernier dont on va parler. Son nom est le Nogaro Track (NTK en abrégé). Mis au point par Veso Concept et Agenium, cet outil embarqué de géolocalisation permet de connaître le positionnement du véhicule au centimètre près, et sur 6 axes (tangage, roulis, lacet, hauteur, largeur, profondeur). Des données que l'on peut synchroniser avec les capteurs embarqués dans le véhicule.



Le système a été intégré dans une Porsche (Carrera 4S) pour faire des démonstrations. Pour le moment destinée aux écuries dans le domaine de la compétition automobile, la solution NTK va s'ouvrir progressivement au monde du transport. Elle pourrait intéresser les constructeurs automobiles dans le cadre du développement de leurs véhicules sportifs. Cet outil sera présenté plus en détail lors des prochaines courses de Pâques, les 29 et 30 mars sur le circuit de Nogaro.

L'Alliance Renault-Nissan accélère sur la voiture connectée et autonome dans la Silicon Valley


L'Alliance Renault-Nissan renforce sa présence dans la Silicon Valley. Après avoir ouvert un bureau à Mountain View* en 2011, les deux partenaires ont décidé d'aller plus loin avec un nouveau centre de recherche avancée, basé et Sunnyvale et spécialisé dans la conduite autonome et les voitures connectées. Le Nissan Research Center de la Silicon Valley (NRC-SV) va permettre de nouer des relations avec des entreprises et des équipes de recherche. L'idée est d'en faire un pôle technologique mondial.
Les travaux porteront sur les véhicules autonomes (garantissant une mobilité sûre et sans stress), les véhicules connectés (pouvant aller chercher de l'information au sein des infrastructures et sur l'Internet afin de gagner du temps et réduire la consommation d'énergie) et l'interface homme-machine. Le développement de services connectés fera aussi partie des thèmes de recherche.
Les équipes de la Silicon Valley travailleront en étroite liaison avec les ingénieurs de Nissan au Japon.
A ce propos, voici une vidéo qui rappelle l'un des projets déjà étudiés par Nissan. Il s'agit de robots baptisés Eporo et capables de se déplacer de façon autonome :

 

La voiture électrique du futur sera donc à terme autonome, tant chez Nissan que chez Renault.

*près de chez Google. Initialement, Nissan voulait se concentrer sur l'interface homme-machine, la connectivité Internet et le smart grid, tandis que Renault explorait les futurs véhicules électriques, l'infrastructure de recharge et les services à bord.

Recharge : l’étonnant pari de Renault pour la Zoé


Comme beaucoup de mes confrères, je suis allé essayer la Zoé à Lisbonne, là même où Nissan avait organisé les premiers essais de la Leaf, il y a… deux ans. Je reviendrai plus en détail ultérieurement sur mes impressions de conduite et la technologie de ce modèle très attendu. Mais, j’ai choisi d’évoquer un point qui me paraît essentiel, celui de la recharge*. Renault a fait un choix technique audacieux, qui consiste à intégrer un chargeur dans le véhicule (le fameux chargeur Caméléon), de forte puissance (jusqu’43 kW) pour refaire plus vite le plein de la batterie. Le temps de charge tombe à 2 h en 11 kW, à 1 h en 22 kW et à une demi-heure en charge rapide. Sur le papier, l’idée est géniale, d’autant que cela permet de développer des bornes de recharge à haute puissance 4 fois moins chères. Mais, encore faut-il avoir à disposition de telles bornes. Et c’est là que le bât blesse.



On ne dénombre en Europe que 20 000 points de charge publics. Le constructeur affirme avoir testé l’auto auprès de l’infrastructure de charge, dans 11 pays, afin de s’assurer du bon fonctionnement. Il faudra faire l’essai en France pour voir si la tablette R-Link trouve des bornes compatibles**, sachant – tout de même – que la Zoé peut se brancher sur les bornes d’Autolib’ (moyennant un abonnement) et que le réseau Renault s’est doté de l’infrastructure adéquate (2250 bornes dont 850 ouvertes au public) et que les clients auront la possibilité de s’y brancher une heure par jour.


A la limite, ce n’est pas très grave car l’expérience montre que les clients de voitures électriques font principalement le plein chez eux. Sauf que la Zoé ne peut pas se brancher sur une prise classique en 220 volts, pour le moment. Le câble de recharge fourni avec la Zoé ne peut accepter qu’une puissance de 3 à 22 kW. Il faut investir, au moment de l’achat, dans une wall box tarifée à partir de 860 euros (pose comprise) pour une borne de 3 kW et qui recharge entre 6 et 9 h… Ce coût est donc à ajouter aux 79 euros par mois de la location de batterie. L’idéal est la wall box en 22 kW et courant triphasé qui recharge en une heure, pour un budget de 4000 euros. Mais, c’est plutôt dans des hôtels ou dans des parkings qu’on en verra. Renault est cependant persuadé que ce choix est le bon et soutient que la borne en 22 kW est la norme en Allemagne chez RWE.

Voir la vidéo :

 

Le câble en 220 volts, qui viendra plus tard, est considéré comme la « troisième roue de secours ». La marque estime que la Zoé apporte une autonomie suffisante et préfère miser sur la wall box pour la charge à domicile.


Dans les bons points, car il y en a, Renault propose un mode « Charging eco² », pour réduire le coût et les émissions de la charge. Ce service connecté, disponible dans le pack « My Z.E. inter@ctive », permet de programmer la charge aux heures où l’électricité est peu chère et à faible empreinte carbone. Visuellement, cet assistant affiche un planning de recharge hebdomadaire, avec une barre qui indique à l’aide d’un code couleur les échelons de prix, d’heures de pointes et d’émissions de CO2 de l’électricité heure par heure. Le conducteur n’a plus qu’à indiquer la pondération souhaitée entre « prix » et « émissions de CO2 », un algorithme développé par Renault se chargeant du reste en puisant dans des bases de données. L’outil précise les gains annuels estimés en euros, en Kg de CO2 et en nombre d’heures de pointe évitées.

*Signalons au passage que la prise se trouve sous le logo de la face avant, que l’on déverrouille avec la carte mains libres ou grâce à un interrupteur à gauche du volant. Une fois le câble branché le signal « Z.E. » s’illumine. Il clignote en bleu pour indiquer que la charge est en cours, se fige lorsque la charge est terminée et passe au rouge pour signaler un éventuel défaut de la charge.
**Il existe des bornes de recharge rapide, fournies par Nissan et qui sont au nombre de 85 dans l’hexagone (dans le réseau de la marque japonaise, en Alsace et à Nice). La Zoé pourra s’y brancher.

Renault Zoé : un pari technique réussi

Je suis ravi d'avoir pu faire l'essai de la Zoé, qui est l'un des plus gros lancements de l'année. Le 4ème modèle électrique de Renault a bluffé tous mes confrères par son autonomie. A condition d'avoir le pied léger et d'enclencher le mode éco, et pour peu que vos trajets soient urbains, on peut obtenir 150 km réels d 'autonomie. Pour ma part, avec une moyenne de 13,3 kWh aux 100 km (pour une batterie d'une capacité de 22 kWh utiles), j'aurais pu faire encore mieux.



Je vous laisse le soin au passage de jauger ma conduite, qui a recueilli une note de 88 sur 100 par l'application Driving Eco2. Certes, j'ai un peu d'expérience en éco-conduite, mais l'agrément de conduite et le silence à bord incitent naturellement à rouler à l'économie.


Aussi bien à l'extérieur avec son design accrocheur qu'avec son intérieur très digital (tableau de bord numérique à écran TFT, tablette R-Link), la Zoé est un beau produit de synthèse. Incontestablement, c'est la plus jolie et la plus aboutie des voitures électriques... à ce jour.


Au cours de cet essai, nous avons eu l'occasion de rouler à côté de véhicules électriques utilisés pour le tourisme à Lisbonne. C'était une belle image et pour moi un souvenir. J'avais pris un de ces véhicules quand Nissan avait présenté la Leaf ici même en 2011. Les piétons avaient pour leur part du mal à nous entendre arriver, malgré le système ZE Voice à trois ambiances sonores (Pure, Glam et Sport).


Mais, revenons à la technologie de la Zoé. La voiture consomme peu d'énergie grâce à un certain nombre d'innovations regroupées sous le vocable Range Optimizer. La partie la plus visible est le pneu Michelin Energy EV.


Les autres sont moins visibles puisqu'il s'agit de la pompe à chaleur (fournie par Denso) qui fait office de climatisation réversible et des freins découplés à récupération d'énergie. Il est impressionnant de voir comment la Zoé récupère des km d'autonomie, rien qu'en levant le pied et à plus forte raison quand on freine. La jauge fait du yoyo.


L'exploit est d'avoir une technologie digne du Concorde pour le prix d'une Clio essence.


La présentation de la Zoé a permis de lever un peu le voile sur les composants électriques. Si j'ai bien compris, le moteur électrique de troisième génération made in France à Cléon sera produit l'année prochaine. Renault n'a pas souhaité dire si le chargeur Caméléon serait reconduit sur d'autres futurs véhicules.


C'était l'occasion notamment de voir les fameuses batteries. Leur poids est de 290 kg. Il n'y a pas de révolution à attendre dans les prochaines années, mais Renault sera en mesure de faire profiter à ses clients des progrès réalisés au fur et à mesure. La capacité de stockage augmente de 3 à 5 % chaque année.


Ce que je retiens aussi de cet essai à Lisbonne, c'est une évolution dans le comportement de Renault. L'arrogance a cédé la place à une confiance un peu plus modeste. Il y avait quand même un peu de mauvaise foi. Au cours d'une conférence de presse surréaliste, les responsables du programme ZE ont refusé de reconnaître que la voiture avait accumulé des retards, ne veulent pas s'engager sur les volumes, ont donné une réponse évasive quant à l'arrivée d'un câble classique pour une prise 220 volts (sans qu'on sache pourquoi il ne marche pas) et sont restés très flous sur l'usine de batteries avec LG et théoriquement prévue en France.
Demain, je reviendrai plus en détail sur la tablette R-Link.

Tablette R-Link : pas mal mais pas la révolution annoncée


Lors de l'essai de la Renault Zoé, j'en ai profité pour tester au passage le fameux système multimédia intégré et connecté, R-Link, qui équipera 100 % des version commercialisées au lancement. Suite à des soucis de développement chez TomTom, la sortie de la voiture avait été retardée. R-Link n'est pas vraiment une tablette, mais plutôt un écran tactile qui regroupe toutes les fonctions multimédia : la navigation, la radio, la téléphonie et l'audio streaming Bluetooth, la musique numérique et les services connectés.



 Le conducteur pilote R-Link via l’écran tactile de 7 pouces ou grâce à la reconnaissance vocale pour, par exemple, dicter une adresse dans la navigation ou lancer des instructions (« téléphoner », « afficher mes applis », « lancer e-mail » etc…). La fonction Text To Speech (TTS) assure la lecture automatique à haute voix des textes et autres flux RSS de certaines applications, dès lors que le véhicule est en mouvement.


Il existe aussi des fonctions de R-Link dédiées à la conduite électrique. Par exemple, la navigation TomTom Z.E. LIVE affiche un cercle permettant de visualiser le rayon d’action correspondant à l’autonomie du véhicule. Elle permet aussi de localiser les bornes de recharge les plus proches.


L'écran est utilisé également pour la programmation* de la charge et du pré-conditionnement de l’habitacle, sans parler du mode Driving Eco2 (qui analyse la conduite) et de l’affichage des flux d’énergie.


Plus anecdotique, il y a même un e-mode d’emploi de la Zoé.


Renault R-Link est connecté au monde extérieur et à Internet par une connectivité EDGE 2.75 G intégrée. Les services connectés, regroupant TomTom LIVE (comme la météo) et les alertes Coyote, informent le conducteur en temps réel sur les conditions de circulation. Au total, le Renault R-Link Store, propose plus d'une cinquantaine d’applications au lancement, de l’information générale ou thématique (tourisme, sport, féminin, culture...) jusqu’aux applications liées au véhicule (Renault Assistance), en passant par les applications communautaires, l’e-mail ou les réseaux sociaux. Le catalogue est appelé à s’étoffer rapidement, car Renault s’est appuyé sur des partenaires, des sociétés de développement mais également des start-up de jeunes entrepreneurs dans le domaine des services connectés.


Un peu moins essentielle, cette appli d'astrologie ne me paraît pas indispensable.


Au lancement, Renault offre les services connectés pendant 3 mois (TomTom LIVE et Coyote Series), ainsi que des applications pendant 3 ans (E-Mail, R-Link Tweet, Météo et Renault Assistance, selon les versions).

*possible aussi par smartphone.